Si vous ne trouvez pas la réponse que vous cherchez, veuillez nous contacter.
Gymnure de Dinagat

Décrite pour la première fois en 1982, la Gymnure de Dinagat est une espèce endémique rare des Philippines, connue pour sa fourrure à épines dorées et sa répartition insulaire très restreinte.
Taxonomie
| Royaume: | Animalia |
| Phylum: | Chordata |
| Classe: | Mammalia |
| Commande: | Eulipotyphla |
| Famille: | Erinaceidae |
| Genre: | Podogymnura |
| Espèces: | Podogymnura aureospinula |
Ce n’est pas un « vrai » hérisson
Bien qu’appartenant à la famille des hérissons, le Gymnure de Dinagat est un gymnure, ou « hérisson poilu », et non un hérisson épineux. Il partage avec les vrais hérissons des mœurs nocturnes et insectivores, mais est dépourvu de piquants et ne se roule pas sur lui-même pour se défendre. En revanche, il possède un pelage rêche, un long museau et un corps plus proche de celui d’une musaraigne, témoignant de son évolution singulière tout en demeurant un proche parent des hérissons.
Aire de répartition naturelle et habitat
Cette espèce se rencontre uniquement sur l’île de Dinagat et à proximité de Bucas Grande, dans le sud-est des Philippines. Elle fréquente les forêts sèches subtropicales ou tropicales, primaires et secondaires, et on l’observe même parfois en bordure de paysages fortement modifiés, là où subsistent des îlots forestiers. Son aire de répartition limitée à moins de 5 000 km² la place parmi les mammifères à l’aire de répartition la plus restreinte des Philippines.
Caractéristiques physiques
Le Gymnure de Dinagat est relativement grand pour son groupe, mesurant environ 19 à 21 cm de la tête à la croupe, avec une queue courte d’environ 6 à 7 cm – ce qui le place en deuxième position après le rat-lune en taille. Son dos est recouvert d’un pelage rêche brun doré moucheté de sombre, tandis que son ventre est d’un gris-brun plus doux. Ses grandes oreilles sont ornées de poils courts, et son crâne présente une région frontale élargie avec des caractéristiques dentaires distinctives.
Comportement et style de vie
On connaît peu de choses sur son comportement, mais il semble privilégier les déplacements au ras du sol, dans la litière forestière. Des individus ont été piégés dans des forêts primaires et secondaires, y compris dans des zones ayant subi d’importantes perturbations, ce qui suggère une certaine tolérance aux changements d’habitat. Toutefois, cette capacité d’adaptation reste mal comprise.
Communication
On ne dispose d’aucune donnée précise sur les modes de communication de cette espèce. Il est probable qu’elle utilise le marquage olfactif et des signaux tactiles, comme ses congénères, ainsi que des vocalisations potentiellement silencieuses pour les interactions à courte portée, notamment dans les forêts denses.
Régime alimentaire en milieu sauvage
Aucune étude directe ne documente son régime alimentaire, mais les gymnures sont généralement des insectivores opportunistes. Le gymnure de Dinagat chasse probablement des insectes, des vers de terre et d’autres invertébrés présents dans le substrat du sol forestier, utilisant son museau pour sonder et capturer ses proies.
Reproduction et cycle de vie
On ignore tout de sa biologie reproductive. Comme chez les autres gymnures, on suppose qu’elle a une petite portée et peut-être un cycle de reproduction saisonnier, bien que ces détails de son cycle de vie restent inconnus.
Menaces et état de conservation
Le Gymnure de Dinagat est classé comme espèce en danger en raison de sa répartition extrêmement restreinte et de la perte continue de son habitat, causée par la déforestation et l’exploitation minière à ciel ouvert du chromite et du nickel sur l’île de Dinagat. Bien qu’il puisse être relativement commun dans les îlots forestiers, sa survie est gravement menacée par la fragmentation de son habitat et les concessions minières.
Cette espèce en captivité
Aucun cas de Gymnure de Dinagat en captivité n’a été recensé. Sa rareté, son habitat spécifique et son aire de répartition relativement inaccessible la rendent très peu adaptée à la captivité. Les efforts de conservation se concentrent exclusivement sur sa protection à l’état sauvage, et des projets sont en cours pour créer des aires protégées sur l’île de Dinagat.
