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Musaraigne de Dobson

Taxonomie

Royaume:Animalia
Phylum:Chordata
Classe:Mammalia
Commande:Afrosoricida
Sous-ordre:Tenrecomorpha
Famille:Tenrecidae
Genre:Nesogale
Espèces:Nesogale dobsoni

Aire de répartition naturelle et habitat

Le Musaraigne de Dobson vit dans les forêts humides de plaine et de montagne de l’est et du centre de Madagascar, du niveau de la mer jusqu’à environ 2 500 m d’altitude. Il occupe aussi bien les forêts primaires que les habitats secondaires ou de lisière, y compris les anciennes forêts fortement dégradées et les plantations. L’espèce est relativement commune dans plusieurs aires protégées, mais tolère également des perturbations modérées dans les paysages riverains et agricoles.

Caractéristiques physiques

Il s’agit d’un des plus grands tenrecs musaraignes, avec une longueur tête-corps comprise entre 87 et 126 mm et une queue de longueur comparable (89 à 143 mm). Les adultes pèsent entre 25 et 48 g environ. Le pelage dorsal varie du gris-brun au brun avec des reflets chamois, souvent rougeâtres, tandis que le ventre est gris avec des nuances chamois clair. On remarque une accumulation de graisse à la base de la queue, qui varie selon les saisons, et les oreilles sont longues et proéminentes. Les membres sont robustes et les pattes sont chamois.

Comportement et style de vie

Le Musaraigne de Dobson est nocturne et terrestre, se déplaçant furtivement dans la litière de feuilles et le long des cours d’eau. Son rayon d’action s’étend souvent sur plus d’un kilomètre par nuit, et les individus présentent un comportement territorial et solitaire. On a observé cette espèce utiliser des mouvements de pattes et de queue imitant le claquement d’une queue pour capturer ses proies, et elle pourrait avoir recours à une écholocation rudimentaire pour se repérer dans les sous-bois denses. Des combats et des interactions agressives, notamment entre mâles, ont été documentés.

Communication

Les études spécifiques sur la communication sont rares, mais le marquage olfactif, les signaux tactiles lors des soins maternels et les comportements territoriaux sont probables. Des cris aigus ou des trilles occasionnels ont été observés chez des individus en captivité lors de l’accouplement ou de confrontations agressives. L’écholocation pourrait également faciliter la navigation.

Régime alimentaire en milieu sauvage

Cette espèce est un insectivore opportuniste qui consomme également de petits vertébrés. Elle se nourrit de proies variées, notamment des orthoptères, des coléoptères, des vers de terre, des amphibiens et, occasionnellement, d’autres tenrecs pris au piège, surtout pendant la saison des pluies lorsque les proies abondent.

Reproduction et cycle de vie

Les données sur la reproduction proviennent principalement d’études en captivité : la gestation dure environ 62 jours et les portées comptent de un à cinq petits. Les naissances ont lieu surtout entre février et mai, et les petits naissent nus, aveugles et sourds. Leurs yeux s’ouvrent vers l’âge de 22 à 27 jours ; ils sont adultes vers l’âge de trois mois. Le comportement reproductif et le calendrier saisonnier à l’état sauvage sont en grande partie déduits des observations en captivité.

Menaces et état de conservation

Classée comme espèce de préoccupation mineure par l’UICN, la Musaraigne de Dobson demeure relativement commune et largement répandue dans l’est de Madagascar, tolérant les perturbations modérées de son habitat. Cependant, elle fait face à des menaces persistantes telles que la fragmentation de son habitat, l’expansion agricole, l’exploitation forestière et le risque d’incendies de forêt. On estime que sa population est en déclin, mais les données précises sur les tendances actuelles font défaut.

Cette espèce en captivité

Le Musaraigne de Dobson a fait l’objet d’études en captivité, notamment sur son comportement reproductif et sa physiologie. Cependant, il n’existe actuellement aucune population captive établie de façon permanente. Les protocoles d’élevage et la reproduction en captivité restent limités à quelques observations historiques, ce qui témoigne de l’absence de directives de soins standardisées.

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