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Musaraigne du Nord

Taxonomie

Royaume:Animalia
Phylum:Chordata
Classe:Mammalia
Commande:Afrosoricida
Sous-ordre:Tenrecomorpha
Famille:Tenrecidae
Genre:Microgale
Espèces:Microgale jobihely

Aire de répartition naturelle et habitat

Le Musaraigne du Nord est endémique de Madagascar et n’est connu que de deux populations forestières de montagne très éloignées les unes des autres. Une première population vit sur les pentes sud-ouest du massif de Tsaratanana, à des altitudes comprises entre 1 420 et 1 680 m environ ; une seconde population se trouve dans la forêt d’Ambatovy, au centre-est de l’île. Son aire de répartition est très limitée – elle n’occupe qu’environ 282 km² – et les deux sites subissent des pressions anthropiques telles que l’exploitation minière, l’exploitation forestière et le défrichement agricole. Des études détaillées sur sa tolérance à ces perturbations et son adaptabilité à ces milieux restent encore à mener.

Caractéristiques physiques

Ce tenrec forestier est petit, sa longueur tête-corps mesurant entre 53 et 80 mm environ, et sa queue représentant 60 à 90 % de cette longueur (44 à 57 mm). Il pèse généralement entre 7 et 10 g. Son pelage dorsal, doux et dense, est brun rougeâtre foncé à presque noir, se fondant dans un ventre plus clair. Il possède de larges pattes avant adaptées à la locomotion terrestre, de petites oreilles et un museau pointu. Ces proportions générales sont similaires à celles de ses congénères, mais il s’en distingue par des caractères crâniens et dentaires subtils mis en évidence par des études morphométriques.

Comportement et style de vie

Les observations de son comportement naturel sont rares. On suppose qu’il est terrestre et discret, se réfugiant dans la litière de feuilles ou dans un sol meuble. Les individus ne sont connus que grâce à des pièges à fosse installés en montagne, ce qui suggère une activité au niveau du sol. Ses rythmes d’activité saisonniers, son activité nocturne ou diurne et son comportement social n’ont pas été documentés, bien que le tenrec de Cowan, une espèce proche, puisse servir de modèle comportemental.

Communication

On ne dispose d’aucune information directe sur le mode de communication de cette espèce. Comme ses congénères, elle utilise probablement le marquage olfactif et les signaux tactiles lors d’interactions brèves ou de soins maternels, mais aucune vocalisation ni aucun signal chimique n’ont été enregistrés.

Régime alimentaire en milieu sauvage

Aucune étude spécifique sur le régime alimentaire de cette espèce n’est disponible. D’après sa morphologie et le régime alimentaire d’espèces de tenrecs apparentées, elle se nourrit probablement de petits invertébrés tels que des insectes et des vers trouvés dans la litière forestière. Cependant, aucune donnée isotopique ou relative au contenu stomacal ne permet de confirmer cette hypothèse.

Reproduction et cycle de vie

La biologie de la reproduction de cette espèce demeure totalement inconnue. Depuis sa description en 2006, aucune femelle portant des embryons ou des juvéniles n’a été observée, et les principaux paramètres reproductifs – durée de gestation, taille de la portée, saison de reproduction et développement juvénile – restent à étudier. Les caractéristiques générales des tenrecs suggèrent une nidification précoce, avec une naissance unique par saison des pluies, mais les détails précis demeurent inconnus.

Menaces et état de conservation

L’UICN classe le Musaraigne du Nord comme espèce en danger, en raison de son aire de répartition extrêmement limitée et fragmentée, de sa petite superficie (environ 282 km²) et des menaces constantes que représentent la déforestation, l’exploitation minière et l’expansion agricole. Aucune des deux populations connues ne se trouve à l’intérieur de parcs nationaux officiellement protégés, ce qui renforce la nécessité de préserver son habitat et de suivre son écosystème.

Cette espèce en captivité

Aucun cas de cette espèce maintenue ou reproduite en captivité n’a été recensé. Elle n’a été observée ni dans les zoos ni dans les collections privées, et aucun protocole d’élevage n’existe, ce qui rend sa tolérance aux conditions de captivité totalement inconnue.

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